Guide touristique

étape 16 - Martigny Bourg-Saint-Maurice 159 km
mardi 21 juillet

La route du Tour de France représente pour beaucoup de spectateurs une occasion de découvrir les richesses du territoire. Le guide touristique, édité cette année en version électronique, recense sur chaque étape les sites qui se démarquent par leur patrimoine culturel ou architectural.

Les régions

Canton du Valais (Suisse)

Une cinquantaine de sommets dépassant les 4 000 mètres, une région promue par l’UNESCO Premier Patrimoine Mondial des Alpes grâce au glacier d’Aletsch (le plus long des Alpes), la plus grande station thermale des Alpes, le plus grand lac souterrain d’Europe en exploitation à ce jour, entre autres, font du Valais une destination touristique unique et privilégiée.

Secteur capital de l’économie valaisanne, le tourisme offre 30 000 postes de travail, représentant environ 25 % de l’emploi en Valais. Premier canton viticole de Suisse, avec 40 % de la production, le Valais offre avec ses 49 cépages une diversité sans pareille. La Petite Arvine et le Cornalin AOC Valais sont au nombre de ces vins précieux et recherchés, ou encore le Païen fourni sur les parchets de Visperterminen, le plus haut vignoble d’Europe (entre 650 et 1 150 m).

Foisonnement de richesses culturelles, les coutumes et traditions sont encore très vivantes en Valais : combats de reines, carnavals, fêtes religieuses et processions. Hier celtique et romaine, aujourd’hui culturelle et dynamique, Martigny, située au coude du Rhône, revendique son titre de « Capitale culturelle ». Artistes et peintures de renommée mondiale se donnent rendez-vous à la Fondation Gianadda.

Val d’Aoste (Italie)

Région de passage depuis la plus haute antiquité, le Val d’Aoste combine un décor naturel grandiose avec un passé riche, et un patrimoine aussi varié que spectaculaire. La géographie a bien sûr façonné l’histoire locale, dont les piliers sont le Mont Blanc, le Cervin (4 478 m), le Mont Rose et le Grand Paradis, qui donne son nom à l’immense Parc naturel de 200 000 hectares qui est l’un des atouts touristiques valdôtains.

Cette histoire, très riche dès l’ère romaine, qui lui a donné son nom – Aoste est dédiée à Auguste, dont le grand Arc est l’une des fiertés de la ville – atteignit son apogée au Moyen âge, où son rôle de passage entre la Suisse et la France assura à la vallée une prospérité durable… et un patrimoine d’exception (châteaux de Fénis ou dIssogne, églises).

Aujourd’hui, cette vocation de passage demeure dans cette région italienne autonome où le français, deuxième langue officielle, se maintient peu ou prou. Si les 120 000 habitants du Val d’Aoste parlent encore la langue de Molière, c’est aussi pour accueillir leurs voisins dans les stations de skis de Courmayeur ou de Breuil-Cervinia, autour d’un verre de gamay ou d’une table de jeu : Saint-Vincent abrite ainsi l’un des plus prestigieux casinos d’Europe.

Rhône-Alpes

Deuxième par sa taille, par son poids économique et sa population, la région Rhône-Alpes est aussi la 6e d’Europe. Ce vaste espace de 43 698 km² pour plus de six millions d’habitants s’articule autour de quatre pôles principaux : Lyon, Grenoble, Saint-Étienne et même Genève qui, par sa proximité avec la région, joue un rôle important dans l’économie et les échanges de la région.

Par sa taille et la spécificité des huit départements qui la composent, la région, articulée autour de la vallée du Rhône entre Massif Central et Alpes, est d’une extrême diversité : montagnarde à l’est (Savoie, Haute-Savoie, Isère), urbaine et industrielle au centre et au nord, rurale et déjà provençale au sud (Ardèche, Drôme).

Dans ce vaste ensemble se trouvent rassemblées de nombreuses industries, mais la région n’oublie jamais sa vocation agricole, sa production de fruits et de grands vins.

Sur le plan touristique, l’offre de Rhône-Alpes est également extrêmement variée. La région concentre les stations de ski les plus célèbres de France, mais est aussi largement ouverte au tourisme vert, dans l’Ain comme dans l’Ardèche ou la Drôme.

La gastronomie est, à l’image de Lyon, sa capitale, à l’honneur dans l’ensemble de la région.

Sur la route…

Aoste

Le passé tumultueux de la commune et de la région lui ont laissé une architecture variée. Par ailleurs, le français et l’italien sont les deux langues officielles.

Arvier

Le village pourrait devenir un lieu de pèlerinage pour les amateurs du Tour, puisque le premier vainqueur de l’épreuve, Maurice Garin, y a vu le jour.

 

Le département

Savoie

Préfecture : Chambéry
Sous-préfectures : Albertville, Saint-Jean-de-Maurienne
Nombre d’habitants : 403 000

 

Le Tour en visite chez…

Guy Martin

Guy Martin, natif de Bourg-Saint-Maurice, est le chef du prestigieux restaurant parisien Le Grand Véfour (2 étoiles au guide Michelin). Il a également créé le Sensing, dans le 6e arrondissement. Ses ateliers de cuisine comme ses nombreux ouvrages font référence à sa région.

« Je reviens régulièrement dans la région puisque mon père et mon frère y vivent toujours. J’y ai énormément de souvenirs, d’enfance ou sportifs car je pratiquais la marche, un peu d’alpinisme et de vélo en montant jusqu’aux Arcs. Depuis Bourg-Saint-Maurice on peut se retrouver à 1 600 m en 30 minutes et apprécier des paysages très différents. C’est une petite ville où les gens se connaissent et se croisent dans le centre piéton très convivial. Une bonne partie de mes copains d’école est encore là. Un peu comme des adolescents, on se voit et on partage des centres d’intérêt comme la lecture ou le sport. J’aime aller au Bar Martin, tout en précisant qu’il n’est pas tenu par ma famille. J’aime aussi me rendre aux Arcs. D’abord pour le ski car on y trouve une diversité extraordinaire avec des possibilités de hors piste en forêt ou de ski de randonnée.

Concernant la cuisine, je pense que la montagne m’a appris la saisonnalité des produits, tandis que mes grands-parents, qui étaient paysans, m’ont donné le respect des cultivateurs. Côté vélo, je continue à en faire et, bien sûr, je suis assidûment le Tour. Grâce à lui, Bourg-Saint-Maurice va être connu dans le monde entier. J’ai déjà assisté à plusieurs étapes au col de l’Iseran, en Savoie ou aux Arcs. On voit la souffrance ou l’allégresse des coureurs. La petite reine, c’est vraiment un sport noble. »