92e Tour de France du 2 au 24 juillet 2005
  Le grand départ de Vendée  
Voici que s’approche notre rendez-vous de juillet et avec lui le besoin d’informations sur sa première phase, si joyeuse et excitante pour tout participant au Tour de France : les retrouvailles du Grand Départ et l’appel de l’aventure, car c’en est une. Songez un peu : nous allons être quatre mille – quatre mille privilégiés ! – à nous élancer dans le sillage des champions, trois semaines durant, à la rencontre de millions de spectateurs enthousiastes sur les routes de France et (un peu) d’Allemagne.

Cette première Lettre du Tour se devait de vous familiariser avec ce qui nous attendra tout d’abord en Vendée : à Challans et au Quartier Général de l’épreuve, puis à Noirmoutier pour cette singulière première étape, bref le déroulé chronologique de ce Grand Départ tel que nous venons de le finaliser avec nos hôtes du département de la Vendée, qui nous connaissent autant que nous les apprécions puisque ce sera pour eux comme pour nous le 3ème Grand Départ que nous aurons organisé ensemble en quinze ans !

Et en quinze ans, le Tour a grandement évolué : Prenez connaissance de ce que les moyens modernes de communication permettent aujourd’hui : le direct télévisé de la course en Australie, les détails de l’étape sur Internet ; et comme pour contrebalancer cette mondialisation, notre tout aussi indispensable mobilisation française au travers du concours de décoration de nos villes et de nos villages.

A suivre, bien entendu, dans une toute prochaine « Lettre du Tour », car il y a comme chaque année beaucoup à dire…

 

 
Le Grand Départ du Tour de France fait son retour en Vendée. Après les éditions 1993 et 1999 qui furent lancées du Puy-du-Fou, le département sera de nouveau à l’honneur en juillet prochain. En effet, les trois premières étapes de l’édition à venir sillonneront un département très attaché au cyclisme et dont la figure incontournable est Jean-René Bernaudeau.

Le symbole Bernaudeau

En tant que coureur, chacun se rappellera de ses exploits dans le Stelvio, lors d’une étape mythique du Giro 1980, au cours de laquelle il accompagna son leader Bernard Hinault pour signer une des plus belles victoires de sa carrière. Au-delà de cette étape mythique, quatre succès dans le Grand Prix du Midi-Libre et un style fait de générosité dans l’effort et de bonne humeur laissent à tous les passionnés de cyclisme le souvenir d’un sportif exemplaire. Sa carrière terminée, en 1991, Bernaudeau, le natif de Saint-Maurice le Girard, crée le Vendée U, un Club voué à la formation, avec l’aide de Philippe Rimbaud et du patron de la firme U, Jean-Claude Jaunay, un Club voué à la formation.

Vendée U : la pépinière

Le Vendée U, chargé d’éduquer une génération de coureurs, recrutait à ses débuts des jeunes du cru, ainsi que de jeunes étrangers, dans un département qui aujourd’hui compte de bons clubs formateurs. Il s’agissait alors de former un groupe métissé et toujours grandissant de jeunes coureurs, en leur insufflant les valeurs que Bernaudeau avait adoptées tout au long de sa carrière : honnêteté, respect, travail, savoir. La victoire n’a de sens que si elle obéit à certains principes. En réalité, la formation des jeunes fut un formidable tremplin pour la création en 2000 de l’équipe professionnelle Bonjour, devenue en 2003 Brioches la Boulangère et portant aujourd’hui le nom de Bouygues Telecom. Le chemin fut long et parfois tortueux pour ces jeunes coureurs issus de Vendée U, dont chaque année depuis quinze ans, nombre d’entre eux viennent grossir les rangs de l’équipe professionnelle et gagnent leur place dans l’élite. Ainsi, de Sylvain Chavanel à Thomas Voeckler, en passant par Jérôme Pineau ou Maryan Hary notamment, la formation Vendéenne a connu de nombreux succès, particulièrement lors des championnats de France, qui ont consacré à deux reprises Didier Rous et, plus récemment, Thomas Voeckler.
C’est dire si, au moment de s’élancer de Fromentine le 2 juillet, les Vendéens pourront être fiers de leur cyclisme et de cet attachement à un Tour de France qu’ils méritent bien d’accueillir une nouvelle fois sur leur terre.

© A.S.O.
 
© A.S.O.
 
© A.S.O.